Je suis pour également pour mais il faudrait que les décisions et les conversations
à ce sujet soient réglementées, que cela soit traité entre le médecin et les
proches, avec l’avis du patient s’il peut le donner. De cette façon il n’y
aurait plus d’abus.
L’euthanasie est une chose très courante en médecine, beaucoup plus qu’on ne
le croit mais ça reste assez trouble pour nous.
Je joins une petite partie du rapport sur l’euthanasie afin d’un peu mieux
comprendre.
Rapport de l’Assemblée parlementaire.
Commission des questions sociales, de la santé et de la famille
Lorsque des patients en phase terminale de maladiesubissent des
souffrances constantes et intolérables, sans espoir de voir leur situation
s’améliorer, certains médecins et d’autres membres du corps soignant sont prêts
à pratiquer l’ « euthanasie active volontaire », c’est-à-dire à
mettre un terme à la vie du patient s’il en fait la demande de manière répétée,
volontaire et mûrement réfléchie. Dans les mêmes conditions, ils peuvent aussi
consentir à aider un patient à mettre fin à ses jours (« suicide
assisté »).
Ces pratiques sont largement connues dans le monde médical, mais elles ont
le plus souvent un caractère très discret, voire secret. Les décisions peuvent
être prises de façon individuelle et arbitraire ou en collusion avec la famille
du patient. Elles sont souvent dues au simple hasard, c'est-à-dire à la
présence d’un médecin ou d’une infirmière compatissants. Les pressions
susceptibles d’influencer les décisions d’interruption de la vie, pressions qui
peuvent venir de la famille pour des raisons fort différentes, sont d’autant
plus pernicieuses qu’elles s’exercent à l’abri des regards et en dehors de
toute procédure et contrôle. C’est en fait cette réalité qui comporte le plus
haut risque d’entraîner des abus.
Jusqu’à tout récemment, ces pratiques sont restées illégales dans la plupart
des États membres du Conseil de l’Europe, bien que les sanctions pénales et
professionnelles soient extrêmement rares en comparaison avec le nombre de cas
d’euthanasie effectivement réalisés. Il existe donc un écart frappant entre la
loi et ce qui se passe dans la pratique. Il faut combler ce fossé si l’on veut
maintenir le respect de la primauté du droit.
C’est pour cette raison, entre autres, que les Pays-Bas et la Belgique ont voté en 2002
des lois selon lesquelles les médecins qui accèdent à une demande d’euthanasie
volontaire active ou de suicide assisté formulée par un patient peuvent
échapper aux poursuites, dans des conditions rigoureusement réglementées et
contrôlées. Une législation spécifique est mise ainsi au point pour que ces
pratiques sortent de la zone d’incertitude et d’abus potentiels où elles se
trouvent, en établissant des procédures, des mécanismes et des critères très
strictes et transparents que les médecins et les personnels sont tenus
d’observer en prenant leur décision.
Les médecins peuvent aussi être amenés à décider de
suspendre ou d’interrompre un traitement de survie, là encore étant bien
conscients de provoquer le décès (« euthanasie passive »), en
particulier lorsque l’alternative consiste à maintenir le patient en vie en
mettant en œuvre un véritable acharnement thérapeutique, agressif et sans
espoir du point de vue d’une guérison ou même d’une amélioration de l’état du
patient : cette pratique est par ailleurs condamnée par l’éthique médicale.
Lien pour qui voudrait en lire plus :
http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc03/FDOC9898.htm_________________
"Je suis le seigneur à la Sombre Face. Je suis celui qui pénètra si loin dans les secrets de la nature qu'il dompta la mort elle-même. "

LiLiTh- administrateur et fondatrice